Notes de Recherche > ARCHIVES > Notes de recherche > Notes de recherche 1 > 7. La scène archivistique québécoise au cours des années 1980 et 1990 > « On reste prudent en matière de diffusion »

« On reste prudent en matière de diffusion »


C’est le constat formulé par Gilles Héon, également archiviste dans un centre d’archives des Archives nationales du Québec, lors du même congrès :

[S]i on a su mesurer les tenants et aboutissants des fonctions archivistiques, telles que la création, la conservation, le traitement, la description et même la consultation des documents, on reste prudent en matière de diffusion. On ne sait pas encore évaluer les effets de nos activités de diffusion, comme nos publications et nos expositions, encore moins ceux de nos rares messages diffusés dans les médias écrits et électroniques. Nos hésitations viennent aussi du coût humain et financier, généralement élevé, de telles activités qui doivent bénéficier d’un appareil publicitaire, souvent plus dispendieux que l’activité elle-même, pour être perçues par une population fort sollicitée par la variété des produits culturels disponibles.

Bref, comme le soulignait James Lambert quelques années plus tôt :

La diffusion a été et reste une fonction négligée du programme archivistique, préoccupé qu’il est toujours par l’acquisition et le traitement des documents. Ne pas assumer pleinement cette fonction constitue une abdication en bonne partie du rôle éducatif et culturel des archives, rôle qu’ont si bien assumé les bibliothèques et les musées.

Dans son bilan du 12e Congrès international des archives, tenu à Montréal en 1992, Carol Couture terminait la section consacrée aux perspectives de développement de la discipline en précisant :

[Qu’]il y a sûrement plusieurs autres facteurs qui devront présider au développement de la discipline. Qu’il suffise de mentionner à titre d’exemple, tout ce qui concerne la mise en valeur et la diffusion des archives, une meilleure connaissance de nos clientèles administratives et scientifiques, le marketing de nos services, pour constater que nous n’avons qu’effleuré les principaux éléments de développement pour en laisser tomber plusieurs autres.